Coloration cheveux : guide et conseils pour bien choisir
En quelques mots :
- Quatre grandes familles : temporaire, ton sur ton, permanente et végétale, sans oublier la décoloration.
- La couleur se choisit selon la température du teint (chaud ou froid) et la base naturelle.
- La coloration maison convient aux retouches simples, le salon aux changements importants ou à la décoloration.
- Un test d’allergie 48 heures avant et un temps de pose respecté sont indispensables.
- La coloration permanente couvre le mieux les cheveux blancs, sur racines en priorité.
Quels sont les différents types de coloration cheveux ?
Avant de choisir une teinte, il faut comprendre ce que promet chaque famille de coloration. Toutes ne pénètrent pas le cheveu de la même manière et leur tenue varie fortement. Voici les principaux types de coloration pour y voir clair.
La coloration temporaire ou fugace
La coloration temporaire se dépose en surface du cheveu sans en modifier la structure. Elle s’estompe au fil des shampoings, généralement en quelques lavages. C’est l’option idéale pour tester une nuance ou raviser un reflet sans engagement. Elle n’éclaircit pas et ne couvre pas ou très peu les cheveux blancs.
La coloration ton sur ton (demi-permanente)
Le ton sur ton s’utilise avec un révélateur doux et se dépose sur le cortex sans ammoniaque ou avec une très faible dose. Il gaine le cheveu, apporte de la brillance et permet de foncer ou de raviver une couleur existante. Sa tenue se compte en plusieurs semaines et sa repousse est peu marquée puisqu’elle s’estompe progressivement. Il couvre partiellement les cheveux blancs bien répartis.
La coloration permanente (oxydation)
La coloration permanente, aussi appelée coloration d’oxydation, pénètre au cœur du cheveu et modifie durablement le pigment. C’est la seule capable d’éclaircir la base naturelle et de couvrir totalement les cheveux blancs. Sa contrepartie : une repousse visible qui demande des retouches régulières et un cheveu plus sollicité qui réclame des soins.
La coloration végétale
La coloration végétale repose sur des poudres de plantes (henné et autres végétaux tinctoriaux). Elle gaine le cheveu au lieu de le pénétrer en profondeur, ce qui renforce la fibre et apporte des reflets naturels. Elle ne permet pas d’éclaircir et couvre les cheveux blancs de façon plus nuancée que la coloration chimique. Ses résultats dépendent beaucoup de la base de départ et elle demande un temps de pose souvent plus long.
La décoloration
La décoloration n’est pas une coloration à proprement parler : elle retire le pigment naturel pour éclaircir la base, souvent en vue d’appliquer ensuite une teinte plus claire ou plus fantaisie. C’est le geste le plus technique et le plus agressif pour la fibre. Un passage du foncé au très clair relève le plus souvent d’un professionnel afin d’éviter des reflets indésirables et une casse du cheveu.
Comment choisir sa couleur selon sa carnation et sa base ?
Une belle couleur est avant tout une couleur qui vous va. Deux repères comptent : la température de votre teint et la hauteur de ton de vos cheveux naturels.
Pour identifier votre carnation, une astuce simple : brossez vos cheveux en arrière et placez une serviette blanche autour du cou. Observez votre peau à la lumière du jour. Si elle tire vers le doré ou le pêche, votre teint est plutôt chaud. Si elle tire vers le rose bleuté, il est plutôt froid.
- Teint chaud : les nuances dorées, miel, cuivrées ou châtain doré subliment le visage. Les reflets trop cendrés risquent de ternir l’ensemble.
- Teint froid : les nuances cendrées, les bruns froids et les blonds platine réveillent l’éclat. Les reflets dorés trop marqués peuvent durcir les traits.
La base naturelle compte tout autant. Une règle utile à retenir : une coloration n’en éclaircit pas une autre. Si vos cheveux sont châtain foncé, vous ne passerez pas au blond avec une simple coloration : cela suppose une décoloration préalable. Restez donc dans une fourchette de deux tons autour de votre base pour un résultat harmonieux et un entretien plus léger. Un changement radical gagne à être confié à un professionnel.
Coloration maison ou en salon : que choisir ?
La coloration maison séduit par sa souplesse et son côté pratique. Sur des retouches simples, un ton sur ton ou une couverture de cheveux blancs proche de la base, elle donne de bons résultats à condition de respecter la notice. Elle demande de la méthode et un peu de patience.
Le salon reste conseillé dans plusieurs situations : changement de couleur important, décoloration, cheveux déjà colorés ou abîmés ou simplement envie d’un diagnostic précis. Le professionnel maîtrise la colorimétrie, sait neutraliser les reflets indésirables et adapte le mélange à votre fibre. En cas de doute sur la faisabilité, mieux vaut demander conseil avant de se lancer seule.
Comment appliquer une coloration et respecter le temps de pose ?
Une application soignée conditionne l’uniformité du résultat. Voici les grandes étapes d’une coloration maison réussie.
- Le test d’allergie : appliquez un peu de produit derrière l’oreille ou au pli du coude 48 heures avant, comme l’indique la notice. Ce geste prévient les réactions cutanées et ne doit jamais être sauté.
- Le test de mèche : sur une mèche discrète, vérifiez la nuance finale et le temps nécessaire. Cela évite les mauvaises surprises lors d’un changement de couleur.
- La préparation : ne lavez pas vos cheveux juste avant, le sébum protège le cuir chevelu. Protégez vos épaules, portez des gants et enduisez la lisière du front d’un peu de crème pour éviter les taches.
- Le sectionnement : divisez la chevelure en quatre sections. Commencez par les racines, où la couleur doit agir le plus longtemps, puis étirez vers les longueurs et les pointes.
- Le temps de pose : respectez scrupuleusement la durée indiquée. Un temps trop court donne une couleur qui ne prend pas, un temps trop long n’intensifie pas indéfiniment la teinte et fatigue le cheveu.
- Le rinçage : rincez à l’eau tiède jusqu’à ce que l’eau soit claire, sans shampoing, puis appliquez le soin post-coloration fourni.
Comment entretenir et soigner ses cheveux après la coloration ?
Une couleur bien entretenue reste lumineuse plus longtemps. Après une coloration, la fibre a besoin d’hydratation et de douceur.
- Espacez les shampoings et privilégiez des soins formulés pour cheveux colorés.
- Lavez à l’eau tiède et terminez par un rinçage frais pour resserrer les écailles et fixer les reflets.
- Limitez les appareils chauffants et appliquez un protecteur thermique avant le brushing ou le lissage.
- Protégez la chevelure du soleil prolongé et du chlore de la piscine, qui accélèrent la perte d’éclat.
- Offrez un masque nourrissant régulier pour compenser la porosité du cheveu coloré.
Les racines repoussent généralement en quelques semaines : c’est le moment de prévoir une retouche ciblée sur les racines plutôt que de recolorer toute la chevelure, ce qui préserve les longueurs.
Combien de temps dure une coloration ?
La durée dépend directement du type choisi et de la nature de vos cheveux. La coloration temporaire tient le temps de quelques shampoings. Le ton sur ton s’estompe sur plusieurs semaines sans effet racine marqué. La coloration permanente ne disparaît pas au lavage : c’est la repousse qui rend la limite visible, en général au bout de quelques semaines.
Plusieurs facteurs raccourcissent la tenue : des lavages trop fréquents, une eau très chaude, l’exposition au soleil, le chlore et l’usage répété d’appareils chauffants. La porosité du cheveu joue aussi : une fibre abîmée retient moins bien les pigments. Adopter des gestes doux et des soins ciblés permet de conserver l’intensité de la teinte plus longtemps et d’espacer les retouches. Sur les nuances rouges et cuivrées, connues pour dégorger plus vite, un soin repigmentant entre deux colorations aide à maintenir l’éclat.
Comment couvrir efficacement les cheveux blancs ?
Les cheveux blancs demandent une approche adaptée car ils sont souvent plus résistants et n’ont plus de pigment. Pour une couverture complète et durable, la coloration permanente reste la plus efficace. Le ton sur ton convient lorsque les blancs sont peu nombreux et bien répartis, avec un effet plus estompé.
Quelques repères utiles : appliquez la couleur en priorité sur les racines et laissez-la poser plus longtemps à cet endroit. Choisissez une nuance proche de votre base naturelle, car un ton trop foncé accentue le contraste à la repousse. Sur des blancs très présents ou rebelles, un avis professionnel aide à choisir la bonne intensité et à éviter les reflets froids ou jaunâtres.
Quelles sont les erreurs fréquentes à éviter ?
La plupart des colorations ratées viennent d’erreurs évitables. En voici les plus courantes.
- Sauter le test d’allergie ou de mèche : c’est prendre un risque pour la peau et pour le résultat final.
- Vouloir éclaircir sans décoloration : une coloration n’éclaircit pas une base déjà colorée, d’où des attentes déçues.
- Ignorer le temps de pose : trop court ou trop long, il compromet la tenue et la santé du cheveu.
- Choisir une nuance trop éloignée de sa base : la repousse devient vite visible et l’entretien plus lourd.
- Négliger les soins après-coloration : sans hydratation, la couleur ternit et le cheveu s’assèche.
- Recolorer systématiquement toute la chevelure : cela accumule les pigments sur les longueurs et fatigue la fibre.
En cas de réaction du cuir chevelu, de démangeaison persistante ou de doute sur un produit, il est prudent d’interrompre l’application et de demander l’avis d’un professionnel de santé ou d’un coiffeur.
À ne pas oublier :
- Une coloration n’en éclaircit pas une autre : éclaircir suppose une décoloration.
- Rester à deux tons de sa base limite l’effet racine et l’entretien.
- Espacer les shampoings et hydrater la fibre prolongent l’éclat de la couleur.
- En cas de réaction ou de doute, mieux vaut consulter un professionnel.